Compagnie

   La Compagnie Éponyme

   

 

La Compagnie Eponyme voit le jour en décembre 2001 autour du travail de Gisèle Martinez, clowne et comédienne depuis 1981. La compagnie s’attache à faire découvrir ces personnages étranges, ces anti-héros qui n’ont pas peur de vivre leurs fragilités, d’exprimer leurs dérisoires refus des conventions, d’exposer leur ridicule désir d’utopie… afin de créer un univers tout à la fois poétique et comique. Son but est d’établir une relation directe avec chaque spectateur, d’utiliser l’autodérision pour permettre à chacun de se reconnaître dans la défaillance du personnage. Pour favoriser cette rencontre, les spectacles sont conçus pour pouvoir être joués dans des lieux non équipés et/ou ayant une jauge d’accueil limitée.

Avec son personnage Eponyme, Gisèle Martinez a confronté le clown à d’autres univers : la poésie (Voyage en Pouésie) et la littérature (Reparle-moi d’amour). Puis son clown laisse place à d’autres expériences, théâtrales et clownesques, à d’autres rencontres : une rencontre très forte avec le personnage de Louise Michel, grande figure de la Commune de Paris, qui l’accompagnera pendant plusieurs années dans son spectacle Calamity Louise… Une autre rencontre, très riche et stimulante, avec Anna Bruce, comédienne du Théâtre du Chaos et de Tableau de service. Des collaborations, avec le cirque à travers la mise en scène du spectacle d’une clowne-trapéziste pour la Cie Cirk’mosphère (Mme Motte) et avec d’autres compagnies, toujours comme metteuse en scène de clown (Triade, Equivog, Les Zébulons) ou en tant que comédienne (La Variante). Elle renoue enfin avec le clown, sans texte, remplacé cette fois par un portant et un panier… avec Passe-passe et, bientôt, Abracadabric et de broc, deux spectacles pour les grands ET pour les petits.

Elle développe aussi une autre forme de spectacle, plus intime, plus directe, le théâtre d’appartement. Cette expérience lui permet d’ancrer plus encore ses spectacles dans un espace de convivialité et d’échanges avec le public. Parallèlement, elle mène une activité de pédagogue dans le cadre d’ateliers et de stages de clown qu’elle organise sur Aix-en-Provence.

 

     
Logo Cie Eponyme

« Nous sommes tous des clowns, nous nous croyons tous beaux, intelligents et fors, alors que nous avons chacun nos faiblesses, notre dérisoire, qui, en s’exprimant, font rire. »

J. Lecoq

     
     

Aussi loin que je me souvienne, les clowns ont toujours représenté pour moi, les personnages les plus attirants du monde. Je n’allais pas au spectacle, ni au théâtre, ni au cirque. Mais régulièrement, passait à la télé l’émission « La piste aux étoiles ». Ce n’est pas les acrobates et leur souplesse, les trapézistes et leur beauté, ni les lions et leur sauvagerie, ni les clowns blancs et leur costume à paillettes que j’attendais, c’était Zavatta, les Dario, les Fratellini ou n’importe quels autres drôles de personnages au nez rouge qui venaient sur la piste, avec leurs costumes ridicules, leurs grandes chaussures, leur attirails invraisemblables et leurs maladresses en chaîne. Avant même qu’ils entrent en piste, dès l’annonce de Monsieur Loyal, je me retrouvais scotchée à l’écran, rouge d’émotion : « Enfin les clowns ! », comme si je n’avais attendu que ce moment toute la semaine ! Rire de leurs pitreries, plaisir de les voir évoluer, tendresse pour leurs faiblesses, peur qu’ils se fassent mal, admiration pour leur insolence. Certains soirs, j’attendais les clowns pendant toute l’émission, commençant à réaliser le plus tard possible (je voulais y croire) que ce soir-là, allez savoir pourquoi, les clowns ne viendraient pas. Et ces soirs-là, c’est de colère que je rougissais, d’incompréhension et de rage, je dirais maintenant, de frustration.

Et voilà que pour apaiser cette frustration d’enfant, depuis trente ans, je crée des spectacles qui mettent en scène des clowns pour les enfants ou pour les adultes – qui sont tous d’anciens enfants, on l’oublie tout le temps. Mais pas les clowns de cette enfance. Si la tendresse est restée, mon regard a changé et la découverte du travail de Jacques Lecoq sur le clown théâtral a marqué toutes ces années.

Gisèle Martinez

Contacts

Direction artistique, Gisèle Martinez : cie.eponyme@free.fr
M.V.A. Le Ligourès Place Romée de Villeneuve 13090 Aix en Provence Licence 2-141864

Diffusion (Renata) : 06 60 65 54 05 / cieponyme@gmail.com
Administration (Barcarelle, Ida Radogowski) : bacarelle@wanadoo.fr

Graphisme & site web (Artotem / Patricia Guillaume) : www.artotem.com